Test du Samsung Galaxy Buds4 : écouteurs pour l'écosystème Samsung

Les Samsung Galaxy Buds4 appartiennent à la catégorie des écouteurs ouverts à réduction de bruit active. Le modèle succède aux Galaxy Buds3 et propose un boîtier redessiné, un système de réduction de bruit mis à jour et de nouvelles fonctions logicielles. Parallèlement, le fabricant a encore renforcé le lien entre les écouteurs et son propre écosystème. C’est un atout de l’appareil, mais aussi la source de limites nettes.

Test du Samsung Galaxy Buds4 : écouteurs pour l'écosystème Samsung
Photo: iXBT

Les principaux paramètres techniques figurent dans le tableau.

Haut-parleur dynamique, 11 mm
Bluetooth 6.1
Codecs SBC, AAC, SSC, SSC-UHQ, LC3
Multipoint absent
Microphones 6
Autonomie des écouteurs jusqu’à 5 h avec ANC, jusqu’à 6 h sans ANC
Autonomie avec le boîtier jusqu’à 24 h avec ANC, jusqu’à 30 h sans ANC
Batterie écouteur / boîtier 45 mAh / 515 mAh
Recharge USB-C, sans fil
Protection IP54
Dimensions et poids de l’écouteur 30,5×18,3×19,3 mm, 4,6 g
Dimensions et poids du boîtier 51×28×51 mm, 45,1 g

Le design est sobre mais reconnaissable. Le modèle existe en noir et en blanc. Le boîtier brillant est rehaussé par des inserts argentés sur les tiges, à l’aspect métal brossé. Le boîtier de charge est une petite boîte carrée à base mate et à couvercle semi-transparent. La partie brillante demande à être essuyée, alors qu’aucune rayure n’est apparue pendant les tests.

La mécanique du boîtier fait bonne impression : le couvercle dispose d’un système d’amortissement et des aimants maintiennent fermement les écouteurs. La disposition horizontale permet de les sortir d’un seul geste. En revanche, ouvrir le boîtier d’une seule main est pratiquement impossible, et il est en cela inférieur aux boîtiers arrondis courants.

Test du Samsung Galaxy Buds4 : écouteurs pour l'écosystème Samsung

L’ajustement est très confortable, mais pas le plus stable. Un écouteur pèse 4,6 g, et plus de trois heures de port continu n’ont causé aucune fatigue. Le conduit sonore n’a pas d’embout dédié, si bien que la tenue repose uniquement sur le contact avec le pavillon de l’oreille. Les mouvements de la mâchoire et les rotations brusques de la tête peuvent déplacer l’écouteur, ce qui modifie aussitôt l’équilibre tonal. L’entraînement s’est déroulé sans incident, et la protection IP54 préserve de la poussière et des éclaboussures.

La connexion se fait de manière standard, et Swift Pair est pris en charge sous Windows. Le lien avec l’écosystème se voit surtout dans les codecs. Les codecs propriétaires SSC et SSC-UHQ ne fonctionnent qu’avec les smartphones Galaxy ; le mode UHQ jusqu’à 24 bits/96 kHz est donc indisponible sur les autres appareils. Il reste SBC (Bitpool maximal de 53) et AAC (jusqu’à 256 kbit/s). Le LE Audio avec le codec LC3 fonctionne, mais ne s’active que dans les réglages système Bluetooth, car l’application Galaxy Wearable ne propose aucun commutateur dédié.

Test du Samsung Galaxy Buds4 : écouteurs pour l'écosystème Samsung

Le véritable multipoint est absent. Les écouteurs ne peuvent pas maintenir deux connexions actives simultanément, même si le changement manuel ne prend que quelques instants. À la place d’une fonction universelle, Samsung propose Seamless earbud connection et Auto Switch, conçus uniquement pour les appareils de la marque. Lors de l’essai avec un smartphone et un ordinateur Windows, la connexion rapide a provoqué un basculement sans fin entre les sources et a dû être désactivée. La latence s’est révélée élevée, et il n’existe pas de mode jeu.

Codec Latence moyenne Plage
AAC 510 ms 479–523 ms
SBC 422 ms 398–431 ms

La commande repose sur la pression des tiges plates et sur les balayages. Une pression lance ou met en pause la lecture, deux passent au titre suivant, trois reviennent au précédent. Glisser le doigt règle le volume. Les gestes sont reconnus de façon stable, mais il faut s’habituer au principe. Seule la pression maintenue peut être réattribuée. Les capteurs de port fonctionnent et coupent la réduction de bruit quand on retire un écouteur, mais la pause automatique est absente. Selon la documentation du fabricant, elle n’est prévue que pour le modèle Buds4 Pro. L’application Galaxy Wearable propose un égaliseur, des préréglages et une fonction de réglage automatique du son, dont l’utilité n’est pas évidente. La lecture vocale des notifications est instable sur un smartphone d’une autre marque.

Test du Samsung Galaxy Buds4 : écouteurs pour l'écosystème Samsung

La réduction de bruit est efficace pour une conception ouverte. L’effet principal se concentre entre 100 Hz et 1 kHz, avec un maximum de 12 à 16 dB dans la zone 200–700 Hz. La réduction globale moyenne dans la plage 50–1000 Hz a été de 11,8 dB, alors que les Xiaomi Buds 6, avec la même méthode, ont obtenu 12,6 dB. Dans les transports, on n’a pas de sensation d’isolation sérieuse, mais les effets secondaires sont minimes : la pression dans la tête est quasi absente, et le vent comme le mouvement ne produisent aucun artefact. Un mode transparence existe, mais sa valeur est limitée pour des écouteurs ouverts.

Modèle Réduction moyenne, 50–1000 Hz
Samsung Galaxy Buds4 11,8 dB
Xiaomi Buds 6 12,6 dB

Les microphones pour la voix transmettent la parole clairement, sans effet de boîte ni étouffement excessif. Pour les appels et les messages vocaux, la qualité est plus que suffisante. En revanche, il n’y a pas de suppression efficace du bruit ambiant pendant une conversation : le bruit de la ville entre presque intégralement dans l’enregistrement. Le mode propriétaire Super Wideband n’est disponible qu’avec les smartphones Samsung et n’a pas été vérifié.

Les résultats d’autonomie ont été presque identiques aux valeurs annoncées.

Mode Test 1 Test 2 Total
Sans réduction de bruit 5 h 56 min 6 h 1 min 5 h 59 min
Avec réduction de bruit 4 h 52 min 4 h 50 min 4 h 51 min

Le son dépend de l’ajustement plus que sur les modèles intra-auriculaires. Les basses sont volumineuses et massives, mais parfois pâteuses, les médiums ne sont pas parfaitement lisibles, les hauts-médiums sont accentués et les aigus sont clairs sans dureté. La scène est compacte, le niveau de détail suffisant. Parmi les profils prédéfinis, le plus réussi a été Clair, qui supprime l’excès de basses et rend l’équilibre plus homogène. Le modèle réagit bien à l’égalisation et, face aux Xiaomi Buds 6, Huawei FreeBuds 6, Apple AirPods 4 et Ugreen H6 Pro, sonne de façon tout à fait honorable.

En résumé, les Samsung Galaxy Buds4 sont des écouteurs réussis, au design intéressant, à l’ajustement très confortable, à l’autonomie correcte et au son agréable. Parmi les défauts figurent la tenue peu stable, la faible suppression du bruit pendant les appels, l’absence de multipoint et de pause automatique, ainsi que les réglages limités des gestes. La principale limite est le lien des fonctions clés avec les appareils Samsung. Les possesseurs d’appareils de la marque devraient les envisager en premier, les autres feraient bien de les comparer à des alternatives plus universelles.